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Gourmandise Nocturne...

My Wonderland is shattered. It's dead to me ▬ ALICE LIDDLE



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- it's my wonderland -
☞ ARRIVEE A WONDERLAND : 23/10/2013
☞ CONTES ECRITS : 233
☞ A TRAVERS LE MIROIR : Un jour, une femme déclara: 'Si j'avais un enfant, au teint blanc comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang et aux cheveux noirs comme le bois d’ébène!'... Peu de temps après, une fille lui naquit ; elle était blanche comme neige, rose comme sang et ses cheveux étaient noirs comme de l'ébène. Celle qui croquera la pomme. On l'appela Blanche-Neige.
☞ POINTS RP : 204
☞ OU ERRES-TU ? : Dans les couloirs, les cuisines, ma cellule... un peu partout quoi ^^
☞ UNE TEA PARTY ? : Jongler entre ses sept personnalités avec des hobbies et des passions différentes. A part cela, elle aime bien écrire, chanter et parler aux animaux et faire le ménage xD
☞ HUMEUR : Tout dépend à qui tu as affaire xD





Seven D.S. Schneewittchen
follow the cat to wonderland
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MessageSujet: Gourmandise Nocturne...   Jeu 7 Nov - 23:27



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B. Shayra-Nellaë El Khari & seven d. s. schneewittchen


Minuit... l'heure du crime... tout le monde dormait profondément. Plongé dans les ténèbres de l'asile, aucun bruit ne se faisait entendre. Dehors, la pluie tombait incessante dans une mélancolie apaisante... les gouttes d'eau venaient se fracasser sur les vitres des cellules, coulant le long des gouttières et écrivant une symphonie sur les tuiles du toit. Il était agréable de constater que cet environnement habituellement étrange et glacial, devenait subitement apaisant et serein la nuit. Allongée sur le dos sur ton lit, réveillée, tu observais la pluie battante créer des ondulations sur la fenêtre vitrée. Tu étais calme. Tu n'avais pas peur de l'obscurité tant qu'il y avait de la lumière. Tu avais allumé ta petite lampe de chevet qui éclairait faiblement la pièce, mais cela te suffisait. De plus, les lampadaires situés tout autour de l'établissement éclairaient plutôt bien.


Tu inspirais profondément avant d'expirer doucement. Fermant les yeux, tu tentais de trouver le sommeil, en vain. Tu avais du mal à t'endormir ces derniers temps. Cauchemars, angoisses, crises de panique, terreur nocturnes... Tu les enchaînais ces temps-ci. Tu ne savais pas pourquoi. D'ailleurs, tu avais cessé de prendre tes cachets depuis deux jours, pour savoir si c'était vraiment cela qui te faisait perdre le sommeil. Pour l'instant, tu ne voyais aucun effet. Laissant échapper un soupir las, retournée et recroquevillée sur toi-même, tu tentais de penser à autre chose. Tu te sentais cruellement seule dans cette cellule grisâtre et terne. Pas de joie, ni de vie. Que des remords, des regrets, de la tristesse et de la colère. Cela faisait déjà plusieurs mois que tu avais pris place dans cet asile. Alors que tu rêvais de t'évader, de partir loin d'ici et de retrouver une vie normale, tu constatais que cela ne serait sûrement pas possible. Tu avais déjà élaboré pas mal de plans avec ton acolyte de toujours, Rozar. Hélas, ils tombaient tous à l'eau pour des raisons que tu ignorais également. Tu avais l'impression de perdre la tête. Souvent, tu avais des absences, des pertes de mémoires. Et pour cause! Tu ne savais jamais comment finissait les missions! Tu changeais de personnalité sans même t'en rendre compte, ne gardant aucun souvenir des instants précédents. Ainsi donc, ton dernier souvenir était celui où tu guettais les alentours, dans l'aile ouest. Puis... plus rien... avant de te réveiller dans ta cellule, deux jours avant. Habituellement, cela ne te perturbait pas tellement, tu n'avais même pas conscience d'oublier des événements clefs de ta vie. Mais ces temps-ci, rien ne tournait bien rond dans ton esprit. Quelques fois, tu avais des moments de lucidité, t'apercevant fâcheusement que tu ne te souvenais de presque rien de ta journée. Seulement quelques bribes de souvenirs, des flashs. Comme si tu avais été dans un état second. Spectatrice de ta propre vie... tu le ressentais ainsi, sentant la frustration et la culpabilité te pointer du doigt. Pourquoi serais-tu rongée par la culpabilité? C'était parce que tu t'en voulais de ne te souvenir de rien, de ne pas pouvoir contrôler ta propre vie. Ta mère avait sans doute raison... tu étais un cas désespérée, une folle...


Soudainement, ton ventre se mit à crier famine tel un lion affamé. Normal, avec ce qu'on te servait à manger, il y avait de quoi crever de faim! Il était presque une heure du matin. Tu n'écoutais pas ta faim, préférant dormir à la place. Deux minutes après... Presque aux portes du sommeil... Haly faisait surface... tu t'agitais subitement, te redressant de ton lit, assise en tailleur. Posant tes mains sur ton ventre creux, tu tirais la grimace. "Et puis tant pis! J'ai faim!" Ni une, ni deux, tu décollais de ton lit, te mettant un pantalon et un pull large en guise de haut avant de sortir de ta chambre. Etant donné que tu étais considérée comme une patiente non-dangereuse vis-à-vis de toi-même et des autres, tu résidais dans le quartier des inoffensifs. Tu pouvais ainsi sortir de ta chambre à ta guise, tu n'étais pas enfermée à clef comme les fous dangereux de l'autre côté... Ainsi donc, prudemment, tu sortais discrètement de ta chambre sur la pointe des pieds, observant les alentours à l'affût du moindre garde ou autre personne faisant partie du personnel. Tu pressais cependant le pas, ne voulant pas te faire attraper, mais surtout, parce que ton ventre jouait des tam-tam. Il fallait que tu manges! Traversant les longs couloirs de l'asile, certains endroits étaient peu éclairés. Vu qui tu étais en ce moment, donc Haly, tu n'avais peur de rien. Tu aurais très bien pu traverser une forêt en pleine nuit sans ressentir le moindre stress. Tu avais même envie d'aller rendre visite aux rouges. C'était ainsi que vous les appeliez. Mais tu n'avais pas le temps.


Arrivée au réfectoire, tu fermais la porte derrière-toi. Tu toisais la pièce du regard... guettant le moindre signe de vie. Après quelques instants d'observation, tu n'avais rien remarqué de spécial. Tu passais furtivement entre les tables et les chaises, te dirigeant tout droit vers les cuisines. A cet instant, tu pénétrais dans la caverne d'Ali Baba! Se trouvaient non loin de toi des mets, datant du dîner. Impatiente de satisfaire ton appétit, tu commençais à ouvrir les réfrigérateurs, les placards, les tiroirs à la recherche du Graal, en quelque sorte. Entre temps, tu picorais à droite à gauche, prenant de la charcuterie, un morceau de pain... C'est alors que tu fus attirée par une porte à moitié fermée. Située en hauteur, tu commençais à sauter pour atteindre la poignet, mais sans succès. Apparemment, cette cuisine était faite pour des géants! Tu cherchais donc autour de toi un objet solide pour pouvoir monter dessus. Tu pris alors le tabouret en bois. Lentement, pied après l'autre, tu grimpais dessus. Tu atteignais enfin le placard tant souhaité, l'ouvrant avec curiosité. Quelle fût ta surprise en voyant qu'il y avait des gâteaux en tout genre! Des pâtisseries et des sucreries. "C'est donc ici que tu planques les bonbons Rosa..." chuchotais-tu, satisfaite. Rosa, l'infirmière harceleuse! A croire qu'elle était ta pire ennemie. C'était elle qui venait souvent fouiller dans ta chambre pour voir si tu n'avais pas volé de la nourriture pour te goinfrer ensuite. Le pire, c'est que tu ne te souvenais pas d'un tel acte quand tu étais une autre personne qu'Haly. C'était elle qui volait les gâteaux! Enfin, toi, vu que tu es elle en ce moment.


Le temps passait, sans même te rendre compte, tu avais déjà bien entamé quelques sachets de bonbons et des paquets de gâteaux. A croire que tu mourais de faim! C'était un sacré défaut chez toi. Tu étais tellement gourmande que tu mangeais sans même avoir faim! Et qu'importe qu'il y ait encore de la place dans ton estomac, tu continuais, juste une fois, une dernière bouchée... Alors que tu étais assise sur l'un des comptoirs de cuisine, un bruit te fit sursauter. On venait d'ouvrir la porte des cuisines. Tu voulais t'enfuir, mais il était trop tard. Descendant rapidement du comptoir, tu te pris les pieds dans les sachets et autres casseroles, te faisant tomber en avant. Tu poussas un cri de surprise avant de t'accrocher à la nappe de la table en face de toi... ce qui eût l'effet de faire tomber au sol tout ce qui se trouvait sur cette dernière... te retrouvant assiégée de farine et de cuillère en bois. Tu t'étais mise dans un sacré état! C'est alors que le perturbateur s'approchait de toi. Rapidement, tu compris qu'il s'agissait d'une fille. C'est en sortant de la pénombre que tu pouvais enfin mettre un nom sur cette personne: Shayra! Mais en étant Haly, tu ne la connaissais que de vu... Soudainement, regard dans le vide, tic et absence... Changement de personnalité, sans crier gare... souvenirs d'Haly qui se rangent dans un tiroir... Tu deviens Dopey! Celle qui ne peut parler, très sympa d'ailleurs pour engager une discussion!


Tu te relevais donc, sourire aux lèvres, ravis de voir Shayra. Tu adorais faire des bêtises avec elle, elle était toujours partante. Tu ne te rendais même pas compte que tu étais aspergée de farine, tout était normal. Tu t'approchais donc d'elle, cheveux en bataille et lui tandis un gâteau d'un regard attendrissant sur un visage enfantin.»